Changer de vie pour vivre dans un autre pays

GRAND ECART d’Anne:
Tout quitter et partir à la rencontre des personnes qui ont fait le choix de vivre dans un autre pays!

J’ai découvert le projet d’Anne il y a quelques mois sur internet et j’ai adoré! Il y a 2 ans, Anne a décidé de quitter son emploi dans le marketing pour aller à la rencontre des personnes qui ont choisi de faire « un grand écart » en allant vivre dans un autre pays! Pendant une année, Anne est allée les interviewer aux 4 coins du monde et a réalisé des vidéos sur son site « Aller voir ailleurs si j’y suis ». Pour l’occasion, elle a accepté de revenir  sur cette jolie expérience et me raconter ce qu’elle fait depuis. 


Anne 2013 Argentine Salinas Grandes

D’où viens-tu Anne ?

Je suis née et j’ai grandi à Montpellier, avec mes 2 parents et mes 2 sœurs.

Quels étaient tes rêves et tes projets quand tu étais petite ?

Je me souviens avoir voulu être vendeuse dans un magasin de Playmobil, puis docteur, et enfin journaliste. J’ai aussi songé à une carrière de joueuse de tennis professionnelle, mais ça n’a pas duré bien longtemps. J’avais, sinon, le grand projet d’être Maman de plein d’enfants « quand je serai grande », c’est-à-dire aux environs de 25 ans. Oups.

Quel est ton parcours scolaire?

J’ai eu un parcours scolaire classique, ponctué d’un redoublement très bénéfique en seconde. J’ai eu mon bac littéraire à 18 ans avant de me décider à partir étudier la communication à Paris.

Quel métier faisais-tu avant le projet « Aller Voir Ailleurs Si J’y Suis » ?

Avant d’entamer ce projet, je travaillais dans le web marketing à Paris, j’étais plus exactement « strategic planner ».

J’étais dans une routine très parisienne, très intense et qui laisse finalement peu de place à ce que j’aimais vraiment.

Est-ce que ce métier te plaisait ?

Oui et non. J’ai beaucoup appris dans cette entreprise, j’ai rencontré des gens super, je me suis donnée à fond, mais je m’y suis beaucoup épuisée et aussi un peu perdue. J’étais dans une routine très parisienne, très intense et qui laisse finalement peu de place à ce que j’aimais vraiment. C’est d’ailleurs ce qui a été le déclic et le point de départ de mon projet.

A quel moment as-tu eu envie de créer ce projet? Quel a été le déclic ?

Le déclic est précisément arrivé le jour où la personne avec qui je travaillais en binôme m’a annoncé qu’elle était enceinte. J’ai pris conscience qu’elle allait être absente pour plusieurs mois, et je n’avais aucune envie de tenir les rennes pour 2, précisément à un poste où on aurait dû être au moins 3. Je l’avais déjà fait plusieurs fois, j’étais habituée à travailler dans des conditions difficiles, mais là je n’en avais plus envie.

Anne 2013 Rio de Janeiro rtchd

Est-ce que cette idée a pris du temps ?

J’ai mis 1 semaine à vraiment prendre ma décision – entre le moment où l’idée a germé dans ma tête et le moment où j’en ai parlé à mes proches – puis ensuite, tout s’est fait assez rapidement ; mettre l’argent nécessaire au projet de côté, l’annonce officielle et la démission, le préavis pour l’appartement, la mise en place du projet… En 7 mois tout était fait.

L’idée de mon projet est partie d’un constat simple : à ce moment-là de ma vie, j’avais envie de partir, préférablement loin. Nous sommes beaucoup à ressentir ce besoin lorsque quelque chose ne tourne pas rond dans notre vie.

En quoi consistait ton projet ?

L’idée de mon projet est partie d’un constat simple : à ce moment-là de ma vie, j’avais envie de partir, préférablement loin. Nous sommes beaucoup à ressentir ce besoin lorsque quelque chose ne tourne pas rond dans notre vie. Mais comme beaucoup, là encore, je ne voyais pas bien où aller, quoi faire, comment trouver un emploi, comment me débrouiller avec une langue que je maîtrise pas ou peu… Il me manquait quelque chose pour « oser » ; des contacts, des témoignages de gens expliquant pourquoi ils sont partis, et ce qu’ils ont trouvé « là-bas ». C’est à ce moment-là que mon idée est née… Je voulais aussi profiter de ce départ pour renouer avec la photographie, la vidéo et l’écriture, ces passions délaissées depuis longtemps car je travaillais trop. C’est donc à ce moment-là que j’ai décidé d’aller à la rencontre des ces Français qui ont franchi le pas, et d’en faire des portraits vidéo.

J’ai réalisé que partir pour recommencer à zéro, pour démarrer un nouveau projet, pour explorer l’Ailleurs, pour vivre une expérience différente, c’était à la portée de tous à condition de le vouloir et de prendre LA décision.

Comment as-tu vécu cette expérience ?

Beaucoup de choses ! J’ai énormément appris de ces rencontres. J’ai réalisé que ces Français-là auraient pu être moi, certains de mes amis, l’une de mes sœurs ou l’un de mes parents. J’ai réalisé que partir pour recommencer à zéro, pour démarrer un nouveau projet, pour explorer l’Ailleurs, pour vivre une expérience différente, c’était à la portée de tous à condition de le vouloir et de prendre LA décision. J’ai appris l’humilité, l’observation, la patience.

As-tu rencontré des difficultés ? Des doutes ?

Pas vraiment. Mon voyage s’est très bien passé, et il ne m’est jamais rien arrivé de dramatique (vol, agression), puisque c’est généralement ce qui intéresse les gens. J’ai juste eu un petit coup de mou au bout de 8 mois, je commençais à être fatiguée physiquement et moralement, car dans un voyage comme celui-ci, on n’est jamais dans sa zone de confort, chaque journée offre son lot de surprises… J’étais au Népal à ce moment-là, ce qui ne m’a pas empêché de tomber littéralement amoureuse du pays, de sa culture et de ses habitants.

Anne 2013 Floride Sarasota

As-tu été soutenu par ton entourage ?

Oui, beaucoup. Et ça m’a énormément rassurée. Ils étaient fiers de mon projet et m’ont soutenu du début à la fin !

Comment s’est passé ton retour après ce projet ?

Le retour n’a pas été difficile immédiatement ; les premières semaines étaient géniales car je retrouvais famille et amis, ainsi que toute la bouffe française qui m’avait manquée durant tout ce temps ! Puis j’ai continué à pas mal voyager en France, en Europe, ainsi qu’en Amérique du Sud durant quelques mois. A mon retour d’Amérique du Sud, c’est là que j’ai déchanté, j’ai réellement pris conscience que c’était fini.

Que fais-tu aujourd‘hui ?

Quand je suis vraiment rentrée en France, j’ai pris la décision de m’installer à mon compte, en tant qu’auto-entrepreneur. Cela m’a permis de garder cette liberté durement acquise grâce à mon départ volontaire de CDI, sentiment de liberté aujourd’hui si cher à mon cœur (et à ma vie). Cela m’a également permis de continuer à voyager, notamment au Canada, où je suis désormais installée. J’y suis aujourd’hui avec un permis d’études, car je commence une année en tant qu’étudiante en « médias interactifs » à l’institut national de l’image et du son à Montréal.

Quels sont tes projets ?

Pour le moment, continuer à découvrir la culture québécoise ! Je suis très attirée par le nord du Canada et du Québec (chez les Cris et les Inuits), et je ne serais pas contre une expérience d’1 ou 2 ans « là-haut ». Vivre des hivers aussi longs et aussi intenses est une expérience en soi ! J’aimerais découvrir également les autres provinces du Canada, aller jusqu’en Alaska, et pourquoi pas entreprendre un voyage à travers « les Amériques », du nord au sud ! Mais tout ça est à l’état de désir, aucun projet n’est concret pour le moment si ce n’est celui de poursuivre et de réussir mon année d’étude !

Anne 2013 Bolivie Marché de Sucre

Retrouvez le site d’Anne et toutes les vidéos par ici!


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