Changer de vie pour la sophrologie

GRAND ECART de Delphine :
De la publicité à la sophrologie !

Un peu de douceur ce vendredi avec le témoignage de Delphine. Démotivée par son travail dans la publicité, Delphine se demande ce qu’elle pourrait faire comme métier pour pouvoir s’épanouir et se sentir utile. Une amie lui souffle l’idée de la sophrologie… Rencontre. 

 

reconversion professionnelle

D’où viens-tu Delphine ?

Je suis née à Lyon mais mes parents sont de Toulouse. J’ai vécu à Lyon, Dijon, Nancy et Paris où je vis encore aujourd’hui avec mon mari et ma petite fille.

Que voulais-tu faire quand tu étais petite ?

Je n’en ai absolument aucun souvenir car je n’ai jamais eu d’idée particulière. Même après l’obtention de mon bac, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire ! C’est mon père qui m’a conseillé de faire de la publicité !

Quel est ton parcours scolaire et professionnel ?

J’ai fait un Bac Littéraire et une première année de droit que j’ai arrêté au bout de 6 mois. Je suis ensuite partie 3 mois en Angleterre et à mon retour, je me suis inscrite à un BTS Communication d’entreprise en alternance : cours le matin et stage l’après-midi. Ensuite, j’ai fait une licence et une maîtrise d’information/communication à l’IFP Paris II. J’ai cherché du travail pendant 1 an et en attendant je faisais des petits boulots. J’ai fini par trouver un emploi pour faire de la vente d’espaces publicitaires pour la revue de Siences Po. Cependant, je ne suis restée que 2 mois car ils me demandaient d’être indépendante, ce que je ne voulais pas. J’ai ensuite travaillé comme assistante chef de publicité dans une agence qui s’appelait Alliance, puis en tant que chef de publicité chez Résonance. J’ai par la suite démissionné pour aller chez Ipso Facto, une petite agence où je suis restée 5 ans en tant que chef de publicité.

A ce moment là, une amie qui est coach m’a dit : « tiens, toi je te verrais bien sophrologue ». Ca m’a fait tilt !

Comment est venue l’idée de la sophrologie ?

Je commençais à m’ennuyer au travail, je n’avais plus de motivation personnelle donc je réfléchissais à un changement de métier. A ce moment là, une amie qui est coach m’a dit : « tiens, toi je te verrais bien sophrologue ». Ca m’a fait tilt ! Je me sentais proche des gens et ce métier était utile ce qui était l’une des mes motivations. J’ai donc rencontré des sophrologues, lu des livres et fait des recherches sur le sujet. Je me disais qu’un jour, je démissionnerais et me lancerais dans la sophrologie.

A quel moment t’es tu lancée?

J’ai été licenciée économique et ai pu bénéficier du Contrat de Sécurisation Professionnelle qui favorise les reconversions. Ils ont accepté mon dossier en Octobre et j’ai pu commencer la formation à l’IFS (Institut de formation à la sophrologie) directement en Novembre suite à un désistement. Il faut normalement attendre 6 mois mais j’ai eu un grand coup de chance. Depuis tout s’enchaine très bien !

Je viens de terminer ma première année et je suis plutôt contente du résultat. J’ai eu pas mal de clients pour un premier hiver!

Comment se sont passés tes débuts ?

Je me suis formée entre 2013 et 2014 et j’ai posé ma plaque en Octobre 2014 à Levallois-Perret. J’ai également créé un site internet: www.respirer.org.

Je viens de terminer ma première année et je suis plutôt contente du résultat. J’ai eu pas mal de clients pour un premier hiver! C’était un peu plus calme au printemps car avec le soleil et les ponts, les gens sont moins tournés vers eux-mêmes. J’ai beaucoup de projets qui m’attendent en Septembre ce qui me motive beaucoup avant mon départ en vacances !

La sophrologie c’est de la thérapie de courte durée: il faut environ une dizaine de séances pour que la personne soit autonome.

Comment se passent les séances de sophrologie ?

La sophrologie c’est de la thérapie de courte durée: il faut environ une dizaine de séances pour que la personne soit autonome. Les séances peuvent être individuelles ou collectives. Dans les séances de groupe, l’accompagnement est moins fin mais la cohésion de groupe permet également d’avoir de bons résultats. Par exemple, en ce moment, j’ai un groupe de chômeurs et ils sont ravis de pouvoir échanger, se donner des conseils et se soutenir mutuellement.

La sophrologie est une méthode permettant de relier son corps, sa respiration et une pensée positive, dans le but d’améliorer notre vie de tous les jours

Sophrologie

Qui sont tes clients justement?

Je m’occupe des enfants à partir de 10-11 ans et des adultes. La sophrologie est une méthode permettant de relier son corps, sa respiration et une pensée positive, dans le but d’améliorer notre vie de tous les jours : préparation mentale pour les sportifs, gestion des phobies, les régimes, la gestion médicale (accompagnement, chimiothérapie, cancer, changement médicaux…), la préparation à l’accouchement…
Même si j’ai fait une spécialisation « Adolescents, Acouphènes et Sommeil », je souhaite pouvoir accompagner tous les clients.
Dans 3 cas sur 4, la sophrologie aide à améliorer le quotidien de mes patients : sérénité, confiance en soi…

C’est assez frustrant commercialement car on sème beaucoup et on récolte peu et rarement immédiatement.

Est-il difficile de se lancer en tant que sophrologue ?

C’est assez frustrant commercialement car on sème beaucoup et on récolte peu et rarement immédiatement. C’est donc important d’avoir un tempérament bien commercial car sinon on ne tient pas longtemps dans ce métier, je pense.
La sophrologie n’est pas remboursée par la sécurité sociale aujourd’hui. Certaines mutuelles commencent à rembourser dans le cadre d’un package bien-être avec par exemple 10 séances remboursées dans l’année.

Quel regard ton entourage a t-il eu sur ta reconversion professionnelle ?

Mon mari y croit et me soutient. Il sait que l’installation peut prendre du temps car pour avoir sa clientèle, il faut compter entre 2 et 3 ans. C’est un travail de longue haleine !
Mes amis n’ont pas été surpris car ils me voyaient bien dans la sophrologie. Même si certaines personnes me disaient: «  mais pourquoi tu vas te compliquer la vie en devenant thérapeute alors que tu avais un métier stable ? », globalement ce changement a été bien accueilli.

En tant que thérapeute, c’est très gratifiant de sentir que les gens vont mieux, que leur vie change et que leur quotidien s’améliore.

Comment vis-tu aujourd’hui ce changement de vie?

Je me sens très à l’aise dans ce métier, je n’ai aucun regret. En tant que thérapeute, c’est très gratifiant de sentir que les gens vont mieux, que leur vie change et que leur quotidien s’améliore. Les personnes adhèrent facilement à la sophrologie et les résultats se voient vite. Lorsque les gens sont contents, cela renvoie quelque chose de très positif.

Je n’avais plus envie de me stresser et de travailler dans l’urgence pour remettre un PDF le 4 juin parce que c’était indispensable à la personne à cette date là et de me rendre compte que, finalement, le 4 juillet la personne ne l’avait toujours pas ouvert !

Quel regard portes-tu sur ton ancien métier dans la publicité ?

Avant de connaître ce licenciement économique, j’avais perdu la motivation et l’envie. Je me sentais en décalage avec mes collègues de travail. Je n’avais plus envie de me stresser et de travailler dans l’urgence pour remettre un PDF le 4 juin parce que c’était indispensable à la personne à cette date là et de me rendre compte que, finalement, le 4 juillet la personne ne l’avait toujours pas ouvert car elle avait d’autres priorités !

Quel bilan dresses-tu aujourd’hui de cette expérience ?

La sophrologie est un métier passionnant. Cependant, je n’aurais pas pu faire ce changement si je n’avais pas eu mon mari. Il y a un écrémage important au début car il faut pouvoir tenir 2/3 ans sans revenus stables. De manière générale, je pense que c’est compliqué pour tout entrepreneur de se lancer seul surtout lorsqu’on est dans le service et pas dans la vente de marchandises.

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