Changer de vie pour devenir photographe!

GRAND ECART d’Annie:
De Juriste à Photographe !

Le métier de photographe fait partie des métiers qui font le plus rêver les Français. Annie a osé franchir le cap et ainsi renouer avec une ancienne passion qui est devenue aujourd’hui son métier. N’hésitez pas à aller sur ses 2 sites pour découvrir son talent! En voyant son travail, on se dit qu’elle a bien fait de quitter son métier de juriste! 

Crédit : Alison Bounce http://alisonbounce.com/

D’où viens-tu Annie? 

Je suis née à Paris et je suis toujours restée dans cette région.

Quels étaient tes rêves et tes projets quand tu étais petite ?

Quand j’étais petite, je rêvais d’être adulte pour être libre.
Ado, j’aimais dessiner et feuilleter les magazines de mode, je m’imaginais styliste de mode.
Et puis j’aimais aussi beaucoup écrire et lire les journaux, je rêvais d’être journaliste. C’est cette envie qui fût la plus forte, celle qui me paraissait la plus raisonnable et davantage à ma portée.

Quel est ton parcours scolaire?

Pour intégrer une école de journalisme, il me fallait un bac+2, peu importe en quoi. J’ai choisi le droit parce que je ne connaissais pas et que cela m’intriguait. J’ai adoré mes études de droit. Oui, c’est possible d’adorer les cours de droit constit’, d’histoire du droit, de droit administratif (une matière beaucoup plus sexy que son nom le laisse supposer), de libertés publiques, de droit criminel. Tout au long de mes études, j’ai picoré dans toutes les matières qui me plaisaient, c’était intellectuellement très riche.

Quel métier faisais-tu avant de changer de vie?

Avec mon bac+5, j’ai intégré une entreprise en tant que juriste.

Est-ce que ce métier te plaisait ?

Ce métier m’a plu, jusqu’à un certain point. Tant que j’apprenais des choses tout allait bien. Et puis est arrivé le moment où, en passant d’entreprises en entreprises, je suis devenue hyper spécialisée dans un domaine sans possibilité d’en sortir. J’ai commencé à tourner en rond dans ma tête.

J’ai eu peur de me réveiller à l’âge de la retraite et regretter d’avoir passé toute une vie devant un ordinateur à lire de nouvelles dispositions législatives et à viser des parapheurs à tour de bras.

A quel moment as-tu eu envie de changer de vie ? Quel a été le déclic ?

L’idée d’avoir la même activité professionnelle pendant plus de 40 ans a commencé à m’angoisser. J’ai eu peur de me réveiller à l’âge de la retraite et regretter d’avoir passé toute une vie devant un ordinateur à lire de nouvelles dispositions législatives et à viser des parapheurs à tour de bras.

Je me suis souvenue qu’ado, je passais aussi du temps avec mon appareil photo et au labo. Je me suis inscrite dans un club photo et ai repris goût à l’exercice. Et puis l’occasion s’est présentée de couvrir un mariage. J’ai trouvé ça fou de pouvoir être payé pour faire des photos. Je me suis mis à explorer ce nouveau champ du possible.

Peux-tu nous présenter ton nouveau métier ?

Je suis donc aujourd’hui photographe et ma spécialité est la photographie de mariage.

Deux ans plus tard, je démissionnais : mon activité de photographe était suffisamment lancée pour quitter le monde du salariat de manière sereine.

©anniegozard

©anniegozard

©anniegozard

©anniegozard

©anniegozard

©anniegozard

Comment se sont passés tes débuts ?

Ma chance a été d’avoir des dirigeants d’entreprise suffisamment ouverts d’esprit pour m’accorder un temps partiel au 3/5ème alors que j’étais responsable d’un service.

J’ai rencontré des photographes qui ont eu l’honnêteté de me raconter la réalité du métier. Cela m’a permis de prendre conscience qu’il allait falloir s’intéresser à beaucoup de choses : rechercher des clients, les convaincre, faire vivre un site Internet, communiquer…

Deux ans plus tard, je démissionnais : mon activité de photographe était suffisamment lancée pour quitter le monde du salariat de manière sereine.

Quel est ton quotidien aujourd’hui ?

L’une des choses que j’aime dans cette nouvelle vie, c’est de ne pas avoir (trop) de routines. Je gère mon temps comme je veux. Je fixe mes priorités de la journée, de la semaine, du mois et ça avance au gré de mes envies de travailler ou pas.

Les doutes sont inhérents à une profession indépendante et encore plus dans le domaine artistique.

As-tu rencontré des difficultés ? Des doutes ?

Les doutes sont inhérents à une profession indépendante et encore plus dans le domaine artistique. Les doutes sur soi, sur ses compétences, la concurrence de plus en plus rude sont autant d’éléments qui peuvent jeter le trouble. Mais c’est aussi et surtout un moteur.

As-tu été soutenu par ton entourage ?

Absolument. De toute façon, je n’en fais toujours qu’à ma tête ! Mais surtout, mes proches ont bien vu que je m’épanouissais bien plus dans cette nouvelle activité.

Travailler dans une entreprise avant de me lancer comme indépendante m’a appris des choses qui me sont utiles aujourd’hui.

Quel regard portes-tu aujourd’hui sur ton « ancienne vie » ? As-tu des regrets ?

Je suis autant satisfaite d’avoir eu cette vie de juriste que d’en être sortie. Je n’aurais pas été capable d’être photographe indépendante à 25 ans. Travailler dans une entreprise avant de me lancer comme indépendante m’a appris des choses qui me sont utiles aujourd’hui (l’organisation pour travailler efficacement, la satisfaction client…).

Te sens-tu plus heureuse et épanouie aujourd’hui ?

Je me sens au bon endroit au bon moment. Ce métier m’apporte d’immenses satisfactions professionnelles et personnelles.

L’une des choses qui me plaît bien dans ce rôle de photographe mais aussi de chef d’entreprise c’est que la marge de progression est infinie et que cela ne dépend que de moi d’avancer.

Comment ça s’est passé et ça se passe financièrement ?

J’ai retrouvé le niveau de vie que j’avais lorsque j’étais juriste à temps complet. C’était l’objectif que je m’étais fixée pour considérer que le pari était réussi. Financièrement, le plus dur aura été mes deux années à temps partiel et alors que mon activité de photographe en était à ses balbutiements.

Quels sont tes projets ?

Continuer à devenir une meilleure photographe, développer la photographie corporate, m’investir dans des projets photo personnels.

Et si c’était à refaire ?

Je referai tout pareil.

©anniegozard

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©anniegozard

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Pour retrouvez les jolis sites d’Annie, c’est par ici: 

Photographie de mariage et famille 

Photographie corporate 

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2 Comments
  • Atelier des lettres
    janvier 29, 2016

    Superbe interview dans laquelle je me reconnais ! Je suis juriste en reconversion moi aussi … mais pas dans la photo, en tant qu’écrivain public ! Je me suis souvent fait cette réflexion que les études de droit étaient passionnantes … alors que la vie professionnelle en tant que juriste avait tendance à me lasser ! Bravo pour cette reconversion réussie !

    • Annie
      février 4, 2016

      Merci !! Oh écrivain public, c’est un chouette métier ça aussi ! Oui, les études de droit devraient être obligatoires pour tout le monde (c’est passionnant et tellement utile dans la vie de tous les jours de savoir raisonner comme un juriste). Mais, à la longue, le quotidien du juriste n’est pas hyper sexy …

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