Changer de vie pour devenir auteur

GRAND ECART d’Irène:
D’ingénieur à auteur!

Il y a 5 ans,  Irène décide de changer de vie et de passer du métier d’ingénieur qualité sécurité environnement à celui d’auteur. Elle écrit son premier livre « A l’école de la dictature : mère contre fille », qui est publié aux éditions Alzieu. Actuellement, elle travaille sur son deuxième livre, dans un genre très différent, la science-fiction.  Une jolie rencontre et un beau témoignage en cette semaine de rentrée!

Irène auteur

D’où viens-tu Irène ?

J’ai grandi dans la grande banlieue parisienne. Pendant mes études, je suis partie 4 ans à Albi, puis je suis retournée à côté de Paris pour mon premier job.

Quels étaient tes rêves et tes projets quand tu étais petite ?

Je suis une rêveuse, j’ai toujours eu beaucoup de rêves. Adolescente, je voulais voyager et découvrir le monde, écrire un livre, avoir un cheval, tomber amoureuse, gagner assez d’argent pour pouvoir inviter mes parents au restaurant… et devenir exoplanétologue… c’est-à-dire rechercher des planètes en dehors du système solaire.

N’ayant pas de métier en tête, j’ai choisi les filières généralistes le plus longtemps possible, pour repousser le moment du choix.

Quel est ton parcours scolaire?

Disons que j’ai suivi le sens du vent, sans me poser trop de questions. N’ayant pas de métier en tête, j’ai choisi les filières généralistes le plus longtemps possible, pour repousser le moment du choix. J’ai intégré une école d’ingénieur généraliste, sans avoir aucune idée des métiers pour lesquels j’allais être formée.

Quel métier faisais-tu avant ton changement de vie professionnelle ?

A la sortie de l’école, j’ai été pendant 10 ans responsable qualité, sécurité, environnement, dans différentes entreprises.

Est-ce que ça te plaisait ?

Oui, même si c’était parfois dur. J’ai appris beaucoup, rencontré des gens formidables, vécu de belles réussites.

Après le choc de l’annonce du licenciement économique, j’ai pris du recul sur ma vie professionnelle, et j’ai réalisé que j’avais devant moi une opportunité formidable que je ne devais pas laisser passer.

A quel moment as-tu eu envie de changer ? Quel a été le déclic ?

L’envie de changer n’était pas vraiment présente. J’ai changé d’entreprise, mais sans penser à faire une reconversion professionnelle, jusqu’au jour où j’ai été licenciée économique. Après le choc, j’ai pris du recul sur ma vie professionnelle, et j’ai réalisé que j’avais devant moi une opportunité formidable que je ne devais pas laisser passer. J’ai alors sorti de son placard une pochette dans laquelle je conservais toutes mes idées d’écriture… et je me suis lancée.

L’écriture avait toujours été là, je l’avais simplement reléguée au fond de moi.

Est-ce que cette idée a pris du temps ?

Oui et non. Oui parce que j’écris comme je respire, c’est une évidence. Lorsque j’étais petite, j’écrivais des histoires pour ma sœur. En grandissant, j’ai écrit de petites nouvelles et des poèmes pour les gens que j’aimais. L’écriture avait toujours été là, je l’avais simplement reléguée au fond de moi.

Non, parce qu’entre le moment où je me suis fait licenciée et celui où j’ai commencé à taper les premières lignes de mon livre, il ne s’est pas écoulé un mois.

Quelqu’un de ma famille m’a dit « tu as un vrai talent, tu devrais en faire quelque chose ».

Quel a été le parcours de ce changement de vie ?

Des petits cailloux dispersés dans mon existence… qui se sont rassemblés.
Lorsque j’écrivais, ado, et que je disais vouloir écrire un livre, je n’imaginais pas que cela pourrait devenir réalité. C’était un rêve inaccessible. J’aurais aussi bien pu dire que je voulais aller sur Mars… c’était une chimère.
Pourtant, quelqu’un de ma famille m’a dit « tu as un vrai talent, tu devrais en faire quelque chose ». Cette phrase est restée enfouie des années dans ma mémoire, avant de refaire surface.
Régulièrement, je parlais à mon mari de mon envie d’écrire, et il me disait de me lancer, mais cela en restait là. Sans ce licenciement, je ne me serai peut-être pas lancée.

J’ai reçu une réponse positive d’une maison d’édition plus modeste, mais une véritable maison d’édition.

As-tu rencontré des difficultés ? Des doutes ?

Les doutes ne sont pas apparus dans les débuts. Tant que j’étais dans l’écriture, j’étais comme un poisson dans l’eau. J’écrivais des heures entières, concentrée sur mon objectif : écrire un livre qui serait lu. C’est lorsque j’ai achevé ce premier manuscrit et que je j’ai envoyé à des éditeurs que le doute a surgi. Lorsque j’ai reçu les premières réponses négatives des maisons d’édition, j’étais désespérée. A chaque lettre, je me demandais si j’avais bien fait, si j’avais vraiment un quelconque talent. Et puis le miracle est arrivé… deux même ! Le premier, c’est le courrier d’une très grande maison d’édition.

Comme lorsque l’on cherche un emploi, il y a plusieurs étapes avant d’être sélectionné. Lorsqu’on envoie un CV, on reçoit souvent une lettre standard « malgré les qualités de votre candidature blabla, nous sommes au regret de ne pas pouvoir donner suite… ».
Il y a l’équivalent dans le monde de l’édition, avec une lettre standard « malgré les qualité de votre manuscrit, blabla, nous sommes au regret de… ».

Si le manuscrit franchit cette première étape, il est lu par un comité de lecture… et qui lui peut, s’il le souhaite bien entendu, faire des réponses personnalisées. Et c’est ce qui m’est arrivé, mon manuscrit a atteint le comité de lecture d’une grande maison. Certes, la réponse était négative, mais c’était une belle victoire en soi.

Ensuite, j’ai reçu une réponse positive d’une maison d’édition plus modeste, mais une véritable maison d’édition. (pas de celles qui disent avoir retenu le manuscrit pour ensuite dire qu’il faut payer la correction orthographique/la mise en page/la maquette/etc…. il y en a !)
Et les doutes se sont envolés….

Quel est ton quotidien aujourd‘hui ?

Je passe une grande partie de mon temps à écrire. A la fois sur du papier et sur ordinateur. Mon bureau est une constellation de post-it d’idées que je ne veux pas oublier !

Quel regard as-tu aujourd’hui sur ton « ancienne vie » ?

C’était une époque formidable et pourtant je ne la regrette pas du tout. Mes premiers jobs m’ont beaucoup apporté, mais je n’y retournerai pour rien au monde.

As-tu des regrets par rapport à cette ancienne vie ?

La seule chose qui me manque ce sont des collègues de bureau ! De pouvoir discuter avec quelqu’un qui est dans la même entreprise, qui travaille sur les mêmes sujets. En tant qu’auteur, je suis seule avec mon histoire. Parler d’un manuscrit en cours d’écriture n’est pas une tâche facile.

Te sens-tu plus heureuse et plus épanouie aujourd’hui ?

Oui. Je fais tous les jours des choses qui ont du sens pour moi.

Et si c’était à refaire ?

Sans hésiter, je recommence !

Irène auteur 2ème livre


 

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Pour découvrir son univers, voici son site internet : www.irene-zlato.fr et sa page Facebook.  


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2 Comments
  • Morgane
    novembre 6, 2015

    Bonjour ! Qu’il est étrange de lire une vie si proche de sa sienne :) Ingénieur également, 15 ans comme cadre salariée. Puis la bascule à l’occasion d’un plan social : je crée ma boite de rédaction web. C’était il y a presque 5 ans. Et un premier livre, puis 2 puis 3 puis 4. Comme je suis flemmarde, je ne cherche pas d’éditeur et décide de devenir ma propre éditrice. Exigeant mais très satisfaisant !! Merci pour cette interview inspirante d’Irène.

    • legrandecart
      novembre 6, 2015

      Merci beaucoup pour ce joli commentaire. A bientôt peut-être pour partager votre expérience!?

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